Ce que je surveille vraiment sur mon homelab (3 métriques utiles, 10 qui ne servent à rien)
Après avoir collé tous les tableaux de bord possibles, j'ai gardé trois choses. Retour sur ce qui m'a vraiment servi.
you.arewel.com n’est pas le seul site que j’héberge sur ce VPS partagé : une douzaine d’autres tournent dessus, certains à moi, d’autres pour la famille (clineting.com, kapif.be, les sites idahocline…). Chaque nouveau site demande le même genre de bloc nginx et PHP-FPM que le précédent, quasi identique à quelques lignes près : nom de domaine, chemin du socket, parfois un header de sécurité oublié en cours de route. Je me suis retrouvé à copier-coller puis corriger à la main la même config, site après site, jusqu’à en avoir assez. J’ai fini par construire un outil pour ça : tools.arewel.com, hébergé sur la même machine que la stack Grafana/Prometheus dont j’ai déjà parlé ici.
Le site tourne entièrement dans le navigateur : aucun backend, aucune donnée envoyée nulle part. C’est écrit noir sur blanc dans le message qui s’affiche si JavaScript est coupé – « les configs sont générées dans ton navigateur ». Ça veut aussi dire qu’il n’y a pas de compte à créer : il n’y a rien côté serveur pour en stocker un.
Neuf générateurs sont disponibles, chacun en version nginx et Caddy :
Chaque config générée reçoit une note qui pointe ce qui manque au niveau sécurité. Je n’ai pas encore documenté précisément le barème quelque part de public, donc je ne vais pas l’inventer ici : ce qui compte, c’est que ça attrape les oublis classiques plutôt que de remplacer une vraie revue de sécu.
À côté des générateurs, il y a une section apprendre : quinze pages courtes qui posent l’équivalent nginx et Caddy côte à côte pour un même scénario (reverse proxy, TLS, rate limiting, headers de sécurité, gzip, cache…). Pas un remplacement de la doc officielle, juste la comparaison directe sans jongler entre deux onglets.
Tourner uniquement côté navigateur a un vrai coût : aucune validation contre un serveur réel. Pas de nginx -t, pas de vérification que le certificat existe au chemin indiqué. La config générée est un point de départ solide, pas une garantie que ça démarre du premier coup chez toi.
Le scope reste aussi volontairement limité à neuf scénarios. Pas d’Apache, pas de Traefik alors que j’en ai parlé ici, pas de HAProxy. Rate limiting a sa page dans la section apprendre mais pas encore de générateur dédié – l’incohérence la plus visible du site en ce moment.
Si tu gères tes propres services exposés à la maison, l’usage est le même que le mien : générer la base plutôt que la retaper de mémoire, comparer nginx et Caddy pour le même scénario avant de choisir, et repartir avec une config qui n’a pas oublié les headers de sécurité de base. Le reste – nom de domaine, chemins spécifiques à ton install – tu l’ajustes toi-même.
Cet article est vivant - corrections, contre-arguments et retours de production sont les bienvenus. Trois canaux, choisis celui qui te convient.