Authentik sur Proxmox : SSO et authentification centralisée pour tous tes services
À un moment dans le homelab, tu te retrouves à gérer un carnet de mots…
Le SRE vient d'un géant du web, mais ses idées de base tiennent dans un homelab : mesurer, se fixer un objectif, supprimer le répétitif, apprendre des pannes.
Tu as sûrement croisé l’acronyme SRE dans des offres d’emploi, des conférences ou des fils de discussion où tout le monde a l’air très sérieux. Ça sonne « grosse entreprise », « équipes d’astreinte », « millions d’utilisateurs ». Et pourtant, quand j’ai lu les bases, je me suis dit : mais c’est exactement ce que j’essaie de faire avec mon petit homelab, sans savoir que ça avait un nom.
Cette série d’articles reprend, une par une, les idées du SRE qui valent le coup à la maison. Pas pour jouer à l’ingénieur de grande entreprise : pour que ton Nextcloud, ton Pi-hole et ton blog arrêtent de tomber en panne au pire moment.
SRE veut dire Site Reliability Engineering, littéralement « ingénierie de la fiabilité des sites ». Ce n’est ni un outil, ni une certification. C’est une façon de s’y prendre pour que des services restent disponibles.
L’histoire est assez simple : au début des années 2000, Google a demandé à des gens qui savent programmer de s’occuper de la production, au lieu de tout faire à la main. Résultat : on a écrit des scripts, mesuré les choses, et décidé avec des chiffres plutôt qu’au feeling. Google en a tiré deux livres, disponibles gratuitement en ligne. Ils sont écrits pour des organisations immenses, mais les idées de fond se transposent très bien en petit.
Quand on fait tourner des services chez soi, on se retrouve dans la situation d’un mini-SRE :
Autrement dit : on a les mêmes problèmes, avec beaucoup moins de moyens. D’où l’intérêt de piocher les bonnes idées sans se noyer dans les processus.
« Je crois que ça marche bien » n’est pas une mesure. Savoir qu’un service a répondu 99,6 % du temps le mois dernier, c’en est une. Pas besoin d’un système compliqué : Prometheus et une sonde HTTP suffisent. J’ai détaillé les signaux qui comptent dans Ce que je surveille vraiment sur mon homelab.
Viser « jamais de panne » est impossible et épuisant. Mieux vaut choisir un objectif adapté : « mon blog doit être joignable 99,5 % du temps », par exemple. C’est ce qu’on appelle un SLO, et ça fait l’objet d’un article de cette série.
Tout ce qu’on refait à la main tous les mois (renouveler un certificat, nettoyer un disque, redémarrer un service qui fuit) est du temps perdu et une source d’oubli. Le SRE appelle ça le toil. On y revient très bientôt.
Une panne n’est pas une honte, c’est une information gratuite. Prendre dix minutes pour écrire ce qui s’est passé évite de la revivre. C’est l’idée du postmortem, version mini.
Une grande partie du SRE version entreprise n’a aucun sens chez soi, et je ne vais pas faire semblant :
Quand je parlerai d’« astreinte » plus loin dans la série, ce sera pour une seule personne : toi, et uniquement quand c’est vraiment utile.
Dans un homelab, tu es les trois à la fois, donc autant prendre le meilleur de chacun.
Chaque article tient seul, mais ils s’enchaînent bien :
Si tu ne fais qu’une chose après cet article : écris sur une feuille les trois services que tu ne supporterais pas de perdre (le mien : ce qui contient les photos de la famille). Tout le reste de la série consistera à les protéger intelligemment.
Tu as déjà des idées de ce que tu veux mesurer ? Dis-moi lesquelles, ça me donnera des exemples pour la suite.
Cet article est vivant - corrections, contre-arguments et retours de production sont les bienvenus. Trois canaux, choisis celui qui te convient.